Détection de fullerènes cosmiques dans la météorite Almahata Sitta
Dans le cadre d’une collaboration internationale
© H. Sabbah
Grâce au dispositif d’astrophysique de laboratoire AROMA (Astrochemistry Research of Organics with Molecular Analyzer) à l’IRAP/OMP, les scientifiques ont pu détecter des fullerènes dans sept échantillons de type uréilite
L’ensemble des échantillons étudiés révèle néanmoins une distribution de molécules polycycliques aromatiques hydrogénées (PAH), ce qui démontre que ces PAH proviennent d’un réservoir différent. L’événement le plus catastrophique qu’ait connu AhS est sa fragmentation par un impact météoritique. Cependant, la température atteinte n’est pas suffisante pour comprendre l’origine des fullerènes. Une autre possibilité, mais qui reste à démontrer, est celle d’un héritage interstellaire, avec une production liée à la présence d’une étoile massive proche du nuage moléculaire à l’origine du Système solaire. Ces scénarios doivent être approfondis par une recherche systématique des fullerènes, notamment dans les objets les plus primitifs du Système solaire.
C60 est la plus grande molécule identifiée à ce jour dans les milieux interstellaires et circumstellaires. Ce travail ouvre des perspectives non seulement pour la formation du Système solaire, mais aussi pour la recherche des fullerènes dans les environnements astrophysiques, un sujet qui devrait rapidement progresser avec les observations prochaines du télescope spatial James Webb.