L’îlot de chaleur urbain : agir à l’échelle du quartier
Le phénomène de l’îlot de chaleur urbain (ICU) correspond à des anomalies de température qui peuvent être particulièrement importantes en ville, et surtout la nuit, par comparaison avec les zones rurales proches. Le milieu urbain se réchauffe plus rapidement que le reste du territoire et des pics thermiques peuvent s’installer durablement et avoir un impact sur la santé des habitants, comme cela s’est produit lors de la vague de chaleur de 2003.
© Cyril FRÉSILLON / CNRM / CNRS Photothèque
Ce phénomène n’est pas nouveau mais se trouve amplifié par l’augmentation des surfaces artificielles (béton, asphalte), au détriment des espaces verts. De ce fait, le rafraîchissement espéré grâce à une meilleure circulation de l’air diminue. L’importance du phénomène dépend de la densité de population, mais aussi de l’enclavement de la ville, de sa situation géographique (altitude, bord de mer) et de son exposition. Sont également à prendre en compte l’albédo
Auteurs et autrices
Jean-Louis Roujean est directeur de recherche au CESBIO (CNRS / Univ Toulouse 3 / CNES / IRD)
Auline Rodler est chercheure au CEREMA (CNRS)
Xavier Briottet est chercheur à l'ONERA