NanoCar Race II : retour de la plus petite des grandes courses
Après 24h de course nanométrique effrénée, la NanoCar Race II vient de se conclure par la victoire ex aequo des équipes Nanohispa (Espagne/Suède) et Nims-Mana (Japon). Sur le podium, elles sont suivies par l’équipe StrasNanocar (France)
@ CEMES / CNRS
Faites chauffer les moteurs… Ou plutôt les microscopes ! La NanoCar Race, première course de molécule-voitures organisée en avril 2017, revient polir « l’asphalte » dans les laboratoires. Organisé par le Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales (Cemes) du CNRS, cet évènement propose à des scientifiques du monde entier de mettre en compétition leurs machines moléculaires. Objectif : faire parcourir la plus grande distance en slalom à son véhicule nanométrique en 24 h, sur une piste sinueuse de 4 à 6 nm de large avec virages (voir image) naturellement tracée à la surface d’un cristal d’or pur de quelques millimètres de diamètre. La NanoCar Race II se déroulera du 24 au 25 mars 2022 et sera retransmise en direct sur la chaîne YouTube du Center for Advancing Electronics Dresden dans le cadre du projet MEMO
© CEMES/CNRS
À la différence de la première édition, où quatre des six équipes sélectionnées utilisaient le microscope à effet tunnel à quatre têtes
Seront présentes sur la ligne de départ :
- GAzE (Allemagne) ;
- NANOHISPA (Espagne-Suède) ;
- NIMS-MANA (Japon) ;
- Ohio Bobcat Nanowagon (Etats-Unis) ;
- Rice-Graz NanoPrix (Etats-Unis - Autriche) ;
- SAN SEBASTIAN-SANTIAGO (Espagne) ;
- StrasNanocar
De l’Institut de chimie de Strasbourg (CNRS/Université de Strasbourg) et de l’Institut de physique et chimie des matériaux de Strasbourg (CNRS/Université de Strasbourg). (France) ; - TOULOUSE-NARA
Du Cemes en collaboration avec la Nara Institute of Science and Technology (Japon). (France - Japon).
Au-delà de l’aspect ludique de cette rencontre, la NanoCar Race vise à décrypter les phénomènes physico-chimiques qui amènent une molécule-voiture à avancer de manière contrôlée sur une surface. Par ailleurs, la course verra s’affronter pour la première fois deux types de propulsion des molécules-machines et l’analyse détaillée des trajectoires de ces deux catégories retransmises en direct devrait permettre de vérifier si l’une d’entre elle permet une meilleure maniabilité sans consommer trop d’énergie.
Pour aller plus loin, lisez l’interview de Christian Joachim, directeur de recherche du CNRS au Cemes et organisateur de l’événement, dans CNRS Le Journal.
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