Souffleur de verre scientifique au CNRS : quand l’artisanat rencontre la science

Chimie

Dans l’ombre des laboratoires, un métier discret mais indispensable permet aux chercheurs de repousser les limites de la science : celui de souffleur de verre scientifique. À l’Institut de Chimie de Toulouse (ICT), Stéphane FOULON créé des instruments en verre sur mesure, essentiels aux expériences des chimistes. Rencontre en vidéo avec un artisan, dont le savoir-faire allie précision, créativité et innovation

Le rôle d'un SOUFFLEUR DE VERRE au CNRS [ Métier insolite ]

Premier épisode de notre nouvelle série « Les métiers insolites du CNRS en Occitanie Ouest ».

© Réalisation : Chloé SENAT - CNRS Occitanie Ouest

Audiodescription

Pourquoi créer une série vidéo sur les métiers insolites du CNRS ?

Saviez-vous que certains métiers du CNRS sont aussi rares qu’essentiels ? Derrière les publications scientifiques se cachent souvent des experts méconnus, comme Stéphane FOULON, souffleur de verre scientifique. Notre série « Les métiers insolites du CNRS » vous emmène à leur rencontre, pour explorer ces talents uniques qui font la force de la recherche.


La différence entre le souffleur de verre à la canne et les verriers au chalumeau 

Le souffleur de verre scientifique fabrique des pièces uniques et sur mesure, souvent introuvables dans le commerce. Son expertise permet de répondre à des besoins très spécifiques. Ce dialogue constant entre artisan et scientifique est au cœur de l’innovation en laboratoire.

Les souffleurs à la canne font leur mélange ou achètent des lingots de verre qu'ils fondent dans des fours et viennent cueillir avec un féret. Nous, nous utilisons du verre industriel qui répond à un cahier des charges très précis et nous transformons ce verre grâce à la chaleur de la flamme du chalumeau. Ce sont deux techniques vraiment très différentes. 
Stéphane FOULON, souffleur de verre scientifique CNRS

Entre art et technique : la maîtrise du verre

Travailler le verre demande une forte précision du geste et une parfaite connaissance des propriétés du matériau (Pyrex, silice, verre électronique, etc).

Comment devient-on souffleur de verre ?

Ce métier est accessible avec un diplôme de niveau CAP/BEP à Bac (Brevet des Métiers d'Art -BMA -) en arts et techniques du verre. Il est également accessible avec une expérience professionnelle en verrerie sans diplôme particulier. (source : francetravail.fr) La voie la plus courante est le CAP souffleur de verre option verrerie scientifique, suivi d’un BMA (Brevet des Métiers d’Art). Ces formations mêlent pratique artisanale et connaissances techniques en chimie, physique ou biologie. (source : onisep.fr)

Une fois les techniques acquises, il est possible de changer de métier tout en restant dans la profession de souffleur de verre, il y a des applications industrielles, des applications scientifiques, il y a des applications artistiques et ça laisse un très grand choix pour réaliser une carrière.
Stéphane FOULON, souffleur de verre scientifique CNRS

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