Covid-19 - Les laboratoires toulousains impriment 1500 masques-visières en 3D pour les personnels soignants

Jeudi 23 avril, une nouvelle initiative de solidarité des laboratoires toulousains du CNRS a permis de produire, collecter et conditionner 1300 masques-visières destinés aux personnels soignants des CHU, des Ehpad et du secteur du paramédical. 300 masques-visières de protection imprimés en 3D dans les laboratoires toulousains du CNRS et de ses partenaires, ont été livrés jeudi 16 avril aux équipes des urgences des CHU de Purpan et Rangueil. L’objectif des 1500 masques-visières 3D avant le 1er mai, est donc déjà dépassé. Deux modèles de masques-visières validés par les CHU sont produits : un modèle technique et un modèle plus léger.
Agir face à l’urgence
Dès le début du confinement, alors que le CNRS recense ses imprimantes 3D afin de les consacrer à la fabrication de matériels pour les personnels soignants, 2 prototypes de masque-visière se démarquent déjà au sein des réseaux métiers du CNRS qui rassemblent la communauté des makers, celles et ceux qui utilisent les imprimantes 3D. Afin d’aider dans l’effort national contre l’épidémie et répondre aux besoins matériels des CHU toulousains, l’électronicien Christian Pertel et des collègues
Une initiative structurée
Une fois les modèles validés par le service Hygiène des CHU, l’initiative s’est alors structurée. Un appel dans les laboratoires équipés d’imprimante 3D est lancé par la délégation CNRS et les documents techniques de conception des masques sélectionnés sont élaborés conjointement pour une plus grande cohérence. 12 laboratoires du CNRS
Un modèle de masque-visière auto-serrant dit léger, est également produit et distribué aux partenaires de la FACS et réservistes de santé notamment pour l’accueil du public, les consultations autres que pour le Covid-19 et aussi pour anticiper les besoins au moment du déconfinement. Avant 3 semaines, 500 modèles techniques et 1000 modèles légers seront distribués.
Produire d’autres pièces utiles
Pour améliorer le confort des masques chirurgicaux qui peuvent être à l’origine d’irritations derrière les oreilles, les laboratoires toulousains vont également produire une trentaine de peignes, une petite pièce en plastique qui permet de relâcher la tension de l’élastique des masques. « C’est notre façon d’apporter notre soutien », conclut humblement Christian Pertel.