Médailles CNRS 2026 : 4 lauréats pour la circonscription Occitanie Ouest

Prix et distinctions

La délégation Occitanie Ouest du CNRS présente toutes ses félicitations aux quatre personnalités récompensés en 2026 par les médailles du CNRS. Les lauréats recevront leur distinction au cours d’une cérémonie officielle le 17 novembre 2026 (sur invitation). 

La médaille de bronze récompense les premiers travaux consacrant des chercheurs et des chercheuses spécialistes de leur domaine. Cette distinction représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. En 2026, deux scientifiques implantés en Occitanie Ouest reçoivent cette médaille.

Sophie Meuret, chercheure CNRS au Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales (CEMES)

Observer comment la lumière jaillit de la matière, à l’échelle de quelques nanomètres et durant quelques nanosecondes : tel est le défi de Sophie Meuret. Spécialiste de l’interaction entre électrons et semi-conducteurs au Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (CEMES, CNRS), à Toulouse, la chercheuse au CNRS développe des techniques de microscopie électronique capables de suivre ces phénomènes en temps réel. En mesurant notamment le temps qui s’écoule entre l’excitation d’un matériau par un électron et l’émission de lumière, elle accède aux mécanismes en jeu dans les interactions entre atomes, électrons et photons. Ses recherches contribuent ainsi à relier les propriétés optiques des matériaux à leur structure. 

Outre des applications potentielles pour les LED, les nano-lasers ou les sources de photons uniques, ces travaux donnent lieu à des transferts technologiques vers des instruments de microscopie électronique de nouvelle génération. Des avancées qui reposent sur un travail collectif indispensable dans son travail et qu’elle affectionne particulièrement, de la conception des instruments à l’élaboration des matériaux.

Découvrez son portrait complet ici.

Maxime DEREX, chercheur CNRS à Toulouse School of Economics - Research (TSE-R)

Maxime Derex, chargé de recherche CNRS au laboratoire TSE-Recherche (TSE-R), a commencé par la philosophie, puis basculé vers la biologie.

Son parcours explore le contraste entre nos limitations individuelles et nos accomplissements collectifs qui structure aujourd’hui toute sa recherche. Son sujet : la culture cumulative, processus par lequel connaissances et technologies s'améliorent de génération en génération. En laboratoire, il recrée ce processus cumulatif sous forme de chaînes de transmission : chaque participant améliore une solution et la passe au suivant. Il découvre ainsi que les solutions peuvent s’améliorer au fil des générations, sans que la compréhension individuelle ne progresse. La complexité peut donc émerger sans être comprise. Une conclusion qui bouscule certaines interprétations archéologiques sur les outils de nos lointains ancêtres. Autre paradoxe : trop de connectivité dans une population nuit à l'innovation. Quand une solution prometteuse apparaît, tout le monde converge et l'exploration s'arrête.

Aujourd'hui, Maxime Derex se concentre sur l’étude des processus à l’œuvre dans les innovations radicales – celles qui rompent avec l'existant et dont rien, avant leur apparition, ne laissait présager l'émergence.

Découvrez son portrait complet ici

La médaille de cristal distingue des ingénieurs, techniciens et personnels administratifs du CNRS, qui par leur créativité, leur maîtrise technique et leur sens de l’innovation, contribuent à l’avancée des savoirs et à l’excellence de la recherche française. Deux scientifiques de laboratoires situés en Occitanie Ouest sont récompensés de cette distinction en 2026.

Stéphane DERACO, Ingénieur de recherche à la Direction des systèmes d'information (DSI)

Stéphane Deraco, ingénieur de recherche expert en systèmes d’information et architecte de l’innovation numérique, est récompensé par la médaille du Cristal du CNRS 2026 pour son rôle clé dans la réalisation du projet Emmy, un agent conversationnel sécurisé basé sur l’intelligence artificielle générative. Ce projet, d’envergure nationale, marque une avancée majeure pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) : il s’agit du premier déploiement à grande échelle d’un outil d’IA générative souveraine auprès de 34 000 agents du CNRS.

Découvrez son portrait.

Sophie VALCKE, Ingénieure de recherche au laboratoire Climat, Environnement, Couplages et Incertitudes (CECI)

Ingénieure de recherche CERFACS (Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique) au laboratoire Climat, environnement, couplages et incertitudes (CECI, CNRS/CERFACS), Sophie Valcke développe et améliore OASIS. Ce logiciel de couplage de codes, dédié à la modélisation du climat, permet les interactions et rétroactions entre les codes utilisés pour décrire différentes composantes du climat.

Depuis son arrivée au CERFACS en 1997, Sophie Valcke a notamment permis son développement, sa parallélisation, son adaptation à un plus grand nombre d’ordinateurs, ainsi que la mise en place d’un service de support et de documentation pour les utilisateurs. OASIS est à présent utilisé par environ soixante-dix laboratoires dans le monde et par plusieurs laboratoires participant au groupe 1 du GIEC. 

Découvrez son portrait.

 

 

Contact

Service communication du CNRS Occitanie Ouest