Quatre lauréat·es INSB du prix « Les grandes avancées françaises en biologie », dont une toulousaine
Le 28 juin 2022, « Les grandes avancées françaises en biologie »
La plupart des plantes modernes établissent une relation mutuellement bénéfique avec des champignons du sol dite symbiose mycorhizienne. Grâce à leurs partenaires, les plantes ont accès à des ressources minérales et hydriques éloignées, via un réseau de filaments fongiques qui forme un prolongement de leur système racinaire. Utilisant des outils génétiques chez des plantes actuelles, nous avons démontré que cette symbiose ainsi que les mécanismes moléculaires mis en jeu sont similaires chez des espèces très différentes. Cette similarité suppose que ces mécanismes ont été hérités de leur dernier ancêtre commun, une lignée qui a émergé du milieu aquatique il y a 450 millions d’années. Ainsi, cette extension fongique aurait également aidé ces premières plantes terrestres, tout juste sorties de l’eau et sans structures adaptées à l’exploration des sols, à survivre et à s’adapter à ce nouvel environnement.
Bibliographie
Rich* M.K., Vigneron* N, Libourel C, Keller J, Xue L, Hajheidari M, Radhakrishnan G.V, Le Ru A, Diop S.I, Potente G, Conti E, Duijsings D, Batut A, LE FAOUDER P, KODAMA K, KYOZUKA J, SALLET E, BECARD G, Rodriguez-Franco M, Ott T, Bertrand-Michel J, Oldroyd G.E.D, Szövenyi P, Bucher M, Delaux P-M. (2021) Lipid exchanges drove the evolution of mutualism during plant terrestrialization. Science 372, 864–868. https://doi.org/10.1126/science.abg0929
*Co-premiers auteurs