Terra Forma : déployer un réseau dense de capteurs pour comprendre et répondre aux défis environnementaux
Piloté par le CNRS, le projet Terra Forma vise à concevoir et déployer, sur des territoires témoins, un réseau dense de capteurs environnementaux open source et à bas coût pour mieux comprendre les changements environnementaux en cours et s’y adapter. Le projet a été officiellement lancé le 24 janvier 2022. Regroupant de nombreux laboratoires toulousains, ce projet a pour but d’impliquer les citoyens et citoyennes au dispositif scientifique.
Doté de 9,6 millions d’euros sur sept ans dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir
Terra Forma vise à mesurer et comprendre ce qui fonde l’habitabilité de la Terre – le capital naturel que constituent les sols, l’intégrité de la biodiversité et des paysages, les ressources en eau – ou ce qui la menace, comme la contamination biologique ou chimique de l'environnement. Une quinzaine de types de capteurs, uniques en leur genre, seront développés et déployés pour caractériser et quantifier ces paramètres. Ces capteurs devront être frugaux, adaptés au terrain, dotés d’intelligence embarquée, miniaturisés et à bas coûts, mais aussi, en open source, afin d’être démultipliés. Car l’objectif est aussi leur appropriation par la société civile afin de favoriser son implication dans des questions environnementales prégnantes.
Ce fluorimètre est une réalisation toulousaine, qui a fortement inspiré l'approche développée dans Terra Forma en faveur de "capteurs frugaux". Le dispositif de mesure est réalisé par impression 3D, les filtres optiques sont fabriqués par moulage de silicone teinté à l’aide d'encre pour tampons encreurs , le système dispose d'une communication sans fil (protocole LoRa) et permet des mesures de Chlorophylle-a dans l'eau, pour suivre le développement du phytoplancton, avec une résolution de 0,1 µg/L. Le tout coûte environ 50 € et fait l'objet d'une diffusion en open source.
Les scientifiques toulousain·es sont fortement mobilisé·es dans ce projet, qui implique le Centre d'études spatiales de la biosphère (CESBIO/OMP - CNRS, CNES, IRD, Université Toulouse III – Paul Sabatier), le laboratoire Dynamiques et écologie des paysages agriforestiers (Dynafor - INRAE, Toulouse INP), le laboratoire Écologie fonctionnelle et environnement (LEFE/OMP - CNRS, Toulouse INP, Université Toulouse III – Paul Sabatier), le laboratoire Geosciences environnement Toulouse (GET/OMP - CNRS, CNES, IRD, Université Toulouse III – Paul Sabatier), l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT - CNRS, Toulouse INP, Université Toulouse III – Paul Sabatier), le Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et l’Observatoire Midi-Pyrénées (OMP - CNRS, CNES, IRD, Météo France, Université Toulouse III – Paul Sabatier).
À l’échelle nationale, le projet Terra Forma implique 150 chercheuses et chercheurs de 42 laboratoires du CNRS, dINRAE, de l’IRD et de nombreux établissements universitaires. Il s’appuie sur deux infrastructures de recherche, portées par ces mêmes organismes et universités : RZA
Illustration schématique de ce que pourrait être un observatoire TERRA FORMA, un site combinant capteurs fixes et mobiles communicants et plateformes de communication.