Micro-conférence | Vie sociale des bestioles

Du 19:00
au 20:00
Salle Le forum, Les Halles de la Cartoucherie 10 Place de la Charte des Libertés Communales 31300 Toulouse

Araignées, fourmis et abeilles dévoilent des formes surprenantes de vie sociale. De la coopération à l’intelligence, elles illustrent des principes universels du vivant.

Quand les araignées tissent des liens - Par Raphaël Jeansson, éthologue

Les araignées ? On les croit souvent solitaires, agressives, voire cannibales mais qu’en est-il vraiment ? Toutes les espèces présentent en effet une phase de vie sociale temporaire au stade juvénile avant de se disperser pour adopter un mode de vie solitaire. Plus étonnant encore : une vingtaine d’espèces ont développé une socialité permanente, basée sur la tolérance et la coopération. Découvrez ce monde aussi fascinant que méconnu, où la vie sociale des araignées défie nos préjugés.
 

Raphaël Jeanson est directeur de recherche au CNRS au CBI - Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CNRS – Université de Toulouse). Ses recherches sont consacrées à l'étude des comportements sociaux chez les arthropodes.
 

Les fourmis : une histoire de division du travail par Abel Bernadou, éthologue

Zéro fourmi solitaire… mais pourquoi ? Comment ces insectes sont-ils devenus de véritables champions du collectif ? Vivent-ils en société depuis toujours ? Abel Bernadou vous invite à partir à la découverte de la diversité des sociétés de fourmis et de la façon dont elles s’organisent. Division du travail, organisation sans chef, colonies sans reines, reproduction clonale : autant de clés pour comprendre leur succès écologique exceptionnel. Et si, derrière ces minuscules insectes, se cachaient des principes universels d’organisation du vivant… et de l’évolution de la vie en groupe ?
 

Abel Bernadou est professeur des universités à l’Université de Toulouse. Il exerce ses activités de recherche au CBI - Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CNRS – Université de Toulouse). Ses recherches s’intéressent aux comportements sociaux et à l'évolution de la socialité chez les insectes.
 

A quoi pensent les abeilles ? par Mathieu Lihoreau, éthologue

Les abeilles ont développé une intelligence individuelle étonnement sophistiquée, et ceci, avec un cerveau pas plus grand qu’un grain de semoule. La simple présence d’une butineuse sur une fleur implique que cette abeille a au préalable appris à se repérer dans l’espace, à reconnaitre les différentes espèces de fleurs, leurs emplacements, les qualités de nectars et pollens qu’elles produisent, et à identifier les zones dangereuses. Peut-être même a-t-elle suivi les indications d'une de ses camarades ou bien copié des compétiteurs ? Plonger dans cette intelligence miniature révèle que la que la barrière entre les insectes et les humains est beaucoup plus fine que ce que l'on peut imaginer.
 

Mathieu Lihoreau est directeur de recherche CNRS au CBI - Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CNRS – Université de Toulouse). Ses recherches sont consacrées à l’étude de l’intelligence des insectes.