Ingénieur dans une grotte naturelle scientifique au CNRS : quand la science explore l’évolution des espèces

Écologie & environnement

Dans une grotte naturelle unique en Europe et dans le Monde, un métier discret et insolite a pour but de percer les mystères de l’adaptation des espèces en milieu souterrain face au changement climatique. À la Station d’écologie expérimentale et théorique (SETE-CNRS) située à Moulis en Ariège, Olivier GUILLAUME travaille dans une grotte aménagée pour la recherche scientifique pour étudier des espèces qui ont trouvé refuge sous terre il y a des millions d’années. Rencontre avec un scientifique dont le quotidien allie exploration, technologie et préservation de la biodiversité.

Un INGENIEUR du CNRS travaille dans une GROTTE ? [ Métier insolite ]

Réalisation vidéo : © Chloé SENAT 

[Rencontre avec Olivier GUILLAUME] L'ingénieur du CNRS qui étudie l'adaptation des espèces en milieu souterrain face au changement climatique.

Dans ce deuxième épisode de notre série "Les métiers insolites du CNRS en Occitanie Ouest", nous partons à la rencontre d'Olivier GUILLAUME, directeur technique à la Station d'écologie expérimentale et théorique (SETE-CNRS) à Moulis en Ariège. Il travaille dans une grotte souterraine naturelle unique au monde, aménagée pour la recherche scientifique afin de percer les mystères de la vie sous terre.

 

Audiodescription

 

Pourquoi créer une série vidéo sur les métiers insolites du CNRS ?

Saviez-vous que certains métiers du CNRS sont aussi rares qu’essentiels pour comprendre les enjeux climatiques ? Derrière les publications scientifiques se cachent souvent des experts méconnus, comme Olivier GUILLAUME. Notre série « Les métiers insolites du CNRS » vous emmène à leur rencontre, pour explorer ces talents uniques qui font la force de la recherche
 

Une grotte, un laboratoire naturel de l’évolution

La grotte, située en Ariège est un laboratoire scientifique aménagée pour la recherche, elle abrite des espèces ayant survécu aux périodes glaciaires en s’adaptant à l’obscurité et aux conditions extrêmes. Parmi elles, le Protée, une créature aveugle à l’âge adulte, capable de vivre plusieurs décennies et dont l’étude pourrait révéler des clés pour la longévité humaine ou la résilience face aux changements environnementaux.

 

Ce qui m’a donné envie de travailler dans ce milieu là, c’est la découverte d’un animal que j’ai trouvé tout de suite absolument fabuleux parce qu’il vit sous terre depuis sans doute des millions d’années, il est dépourvu d’œil et il arrive pourtant à se débrouiller dans cet environnement qui parait hostile.
Olivier GUILLAUME, , directeur technique CNRS

Comment étudier l’évolution des espèces sous terre ?

Travailler dans une grotte souterraine demande une combinaison de rigueur scientifique et technique. Les animaux présents (Triton, Euprocte des Pyrénées, Protée) dans la grotte détestent la lumière. Pour les étudier, Olivier GUILLAUME travaille donc dans l’obscurité grâce à des lunettes/ caméras infrarouge qui permettent de les voir et les analyser sans les perturber.
 

Le Protée, une référence de la grotte

Parmi les espèces étudiées, le Protée (Proteus anguinus) est sans doute le plus fascinant. Cet animal aveugle, dépigmenté et capable de vivre 80-100 ans, est un modèle pour cet ingénieur.

Il est important de progresser dans la connaissance de la biologie et de l’évolution des espèces pour l’Etre humain.
Olivier GUILLAUME, directeur technique CNRS

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Service communication du CNRS Occitanie Ouest